Les amateurs de cinéma inspiré par l’Esprit et la transcendance ont été gâtés ces derniers mois grâce aux deux beaux et poétiques films d’inspiration soufie, Dunia, de Jocelyne Saab, et Bab’Aziz de Nacer Kemir, ainsi que par Le Grand Silence, l’immense film de Philip Gröning, plongeant dans l’expérience des moines chartreux — ce dernier connaissant un succès miraculeusement (?) retentissant (voir nos articles dans la Lettre N°3 de Symbole).
On pouvait s’attendre à une nouvelle et pareille joie avec La Vallée des fleurs de Pan Nalin, le jeune réalisateur indien de Samsara. Hélas, ce film se révèle décevant et son ébriété de magie grise ne donne pas envie d’en parler. Il se présente comme un western himalayen avec histoire d’amour se transformant en cul-de-sac réincartionniste, dans l’enfer de la mégapole japonaise. Aussi, le mieux est encore de se procurer le DVD de Samsara (2002), soit deux heures de grâce, de beauté des corps et des paysages, de profondeur humaine, dans les montagnes du Ladakh. Avec à la clé une interrogation sur ascèse et sensualité, ainsi que sur la voie propre de l’Éveil.

Parmi les innombrables sites internet parlant de Pan Nalin et de Samsara, deux méritent une petite visite : indiancinemaevents.com et bouddhisme-actu.net. Et lire le beau texte de Michel Cazenave intitulé Samsara ou le désir fou sur nouvellescles.com