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vendredi 30 mars 2007
Par CEAPT Symbole copyright,
vendredi 30 mars 2007 à 17:14 - Etudes
par Whitall N. Perry
Ce texte, dont nous ne publions ici que les principaux extraits, est paru en 1966 dans les Études Traditionnelles sous le titre «La réincarnation, faits et fantaisies». L’auteur y rappelle, dans une partie introductive, que la théorie de la “réincarnation” a émergé de nouveau au cours du XIXe siècle en séduisant «certaines âmes, plus fortes de sentiment que de théologie». A travers la traduction de textes orientaux — dont on n’a pas toujours compris le caractère symbolique de certaines expressions —, on a cru cette théorie corroborée par l’Hindouisme ou le Bouddhisme. Elle permet à certains de trouver «une assurance réconfortante dans la perspective de vies successives sur la terre », tandis que d’autres éprouvent «une satisfaction historique plus concrète dans la “contemplation” de leurs existences antérieures en tant qu’Ashoka, Alexandre le Grand, Catherine de Médicis ou Jeremy Bentham…». Mais la réincarnation, souligne W.N. Perry, témoigne avant tout d’une incompréhension des doctrines de la transmigration et de la métempsychose — et demeure, comme l’affirment toutes les doctrines authentiquement traditionnelles, une impossibilité métaphysique.

La Pesée des âmes. Papyrus d'Ani.Lire la suite
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vendredi 30 mars 2007 à 16:56 - Etudes
par Ananda K. Coomaraswamy
Né à Ceylan en 1877, mort en 1947, Ananda K. Coomaraswamy dirigea la section d’art indien du musée de Boston. Érudit, spécialiste de l’art traditionnel, il fut aussi un homme de vaste culture philosophique et religieuse et l’un des correspondants majeurs de René Guénon, dont il partageait les perspectives métaphysiques, la critique de la modernité et les orientations doctrinales traditionnelles. Collaborateurs des Études Traditionnelles, c’est dans cette revue que parut en 1947, au moment de sa disparition, ce texte intitulé «Gradation, évolution et réincarnation » (1). Nous ne retenons ici que les passages concernant cette dernière question, dans lesquels il explique pourquoi la “réincarnation” — telle qu’elle est aujourd’hui communément comprise comme étant «le retour d’âmes individuelles en d'autres corps ici-bas —, sur la Terre» ne constitue pas une doctrine orthodoxe. On ne saurait trop recommander au lecteur de se reporter, sur ce sujet et quelques autres, à trois livres majeurs d’Ananda K. Commaraswamy : Hindouisme et bouddhisme (Gallimard, Idées Poche), La doctrine du sacrifice (Dervy) et La signification de la mort (Archè).

Ananda K. Coomaraswamy (1877-1947)Lire la suite
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vendredi 30 mars 2007 à 15:40 - Etudes
par Jean Tourniac
Publié par Jean Tourniac en 1984, Vie posthume et résurrection, livre aujourd’hui pratiquement introuvable*, est une enquête minutieuse sur les états posthumes dans les différentes traditions, du Vêdânta (à travers la «somme» guénonienne) au christianisme, en passant par l’ésotérisme hébraïque. Rappelant que «Jésus s’est fait Juif et non pas Grec», et que la doctrine judéo-chrétienne de la résurrection n’est pas réductible à la conception de «l’immortalité de l’âme» de la philosohphie grecque, l’auteur montre en particulier, telles qu’elles ressortent de l’exégèse biblique, à la fois la conformité des perspectives judéo-chrétiennes avec les données métaphysiques universelles (la triplicité Corps, Âme, Esprit ; la doctrine des « états multiples de l’être »…) et la spécificité du destin posthume du chrétien. Unissant en lui les deux alliances, c’est la «résurrection de la chair» dans l’éternité du «corps glorieux», qui est promise au disciple du Christ. Une promesse qui lui offre la “chance” de «conserver» et de «perfectionner» son individualité spirituelle et animique post mortem, jusqu’au «Jugement» final — sans exclure la possibilité de la réalisation spirituelle “immédiate” par l’ascension des «états multiples de l’être». La spécificité de ce destin posthume est éclairée par certaines notions clefs de la tradition hébraïque, des «enveloppes» animiques à «l’os de la résurrection» et au «germe d’incorruptibilité enfoui dans “l’amande” virginale». D’où, en climat chrétien, l’importance primordiale du rôle de la Vierge Marie — de la “parturition virginale” —, dans les états posthumes. Nous publions ci-dessous l’un des principaux extraits de cette étude, qui constitue le dernier chapitre du livre de J. Tourniac.

"Je suis qui je suis" (Exode, I, 3-13)Lire la suite
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vendredi 30 mars 2007 à 14:23 - Etudes
par René Haudoix
Si l’icône (1), en tant que modèle expressif de la spécificité de l’Église chrétienne d’Orient, connaît aujourd’hui un véritable engouement sous nos longitudes occidentales, cette situation n’est pourtant pas exclusive d’incompréhensions — à l’occasion profondes —, de ce dont il s’agit, au profit d’un sentimentalisme mal contrôlé ou, pire encore ! d’un esthétisme très caractéristique de la mentalité occidentale moderne et de son approche de l’art. Ce n’est pas, bien sûr, qu’il soit “interdit” d’éprouver quelque émotion devant telle Theotokos "montrant le chemin" — ou mieux, "de tendresse" —, ni qu’on ne puisse goûter la séduction subtile des douces tonalités chromatiques de la Trinité-Philoxénie d’Abraham de Roublev ; simplement le centre des choses n’est pas là…

Le mandylion, image de la Sainte Face.Lire la suite
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vendredi 30 mars 2007 à 12:09 - Livres
par Éric Geoffroy
Les “derviches tourneurs”, confrérie musulmane soufie fondée au XIIIe siècle par Jalâl al-Dîn Rûmî, sont connus pour leurs danses “en toupies” très prisées des touristes. Mais peu savent que cette danse giratoire rituelle (samâ‘) recèle un très riche symbolisme, et a longtemps constitué l’un des éléments clefs d’un parcours initiatique. Les derviches tourneurs – doctrine, histoire et pratiques, que publient trois chercheurs érudits et passionnés (1) réussit le pari de livrer au grand public averti l'essentiel de ce que l'on doit savoir sur la confrérie Mawlaviyya, autrement appelée ordre des Derviches tourneurs.

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vendredi 30 mars 2007 à 10:59 - Frédérick Tristan
par Jean-Marie Beaume
Chez Frédérick Tristan, maître de la langue et prince de la Fiction, l’art du roman confine (sur)naturellement à la métaphysique. Avec Dernières nouvelles de l’au-delà il nous entraîne, entre «rêve» et «réalité» dans la fabuleuse ronde des «morts» et des «naissances». Perdus dans le kaléidoscope du courant des formes et l’illusion de la «foultitude», ses héros se verront appeler à une «rectification du regard» : un retournement mémorial et une remontée à la source, qui participent du fameux jeu de mots grec : le souvenir (du Nom) est absence d’oubli (alêthê), qui est elle-même vérité (alêtheïa), qui est elle-même sentier divin (alê theia)… Un roman magistral, librement inspiré de la Divine Comédie, où Frédérick Tristan invite peut-être aussi «celui qui a des oreilles pour entendre» à perdre, avec lui, le sens de toute mesure possible du “réel”, pour mieux contempler sa longueur, sa largeur, sa hauteur et sa profondeur, qui ne sont pas de ce monde…

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