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dimanche 6 mai 2007

Sommaire Symbole 7 - mai 2007

Et voici la revue Symbole !
Exergue - Le Miroir du Salut éternel, par Jan van Ruysbroeck
Études - Pour une Gnose de l’Incarnation (I), par Franck Viellart
Symboles - Le symbolisme du Christ en Gloire, par Élie Lebasquais
Rencontres - Jacques-Marie Bouvier le "sage" de la librairie du Graal, par Christophe Beaujour
Livres - Dante Fidèle d'Amour, par Robert Estienne
Livres - Les mystères christiques de Jean Canteins, par Arnaud Rouvières
Films - Lettre à Paul Barba-Negra, par Olivier Gissey

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Et voici la revue Symbole !


Le premier numéro “papier” du bimédia Symbole (signes-et-symboles.org) vient de paraître, et vous pouvez l’acheter ou le commander chez votre libraire. Symbole se présente comme un livre (éd. Dervy, 296 p., 16 €).

IMPORTANT ! :
Pour commander ce premier numéro en librairie, il est nécessaire de préciser la référence complète du titre de l'ouvrage ("La Nature et le sacré").





Son titre de couverture — La Nature et le sacré – Les catastrophes naturelles, signes des temps — renvoie au dossier consacré à ce thème. Pourquoi un tel choix ? Parce que la multiplication des “catastrophes naturelles” semble aujourd’hui faire écho au sombre pronostic de Léon Bloy : «Un temps viendra où il n’y aura plus que des catastrophes !»… Au-delà des débats sur leurs “causes” (en particulier les dérèglements climatiques engendrés par le productivisme), le caractère spectaculaire et terrifiant des catastrophes repose les questions essentielles de la vie et de la mort, de “Dieu” et du “Mal”, du destin spirituel de l’homme, de notre rapport aux autres et au monde… Explorant, à travers les grandes traditions spirituelles (christianisme, judaïsme, islam, hindouisme, bouddhisme), les liens entre la «nature» et le «sacré», les auteurs montrent à la fois comment, dans un monde désacralisé par plusieurs siècles de matérialisme, la catastrophe peut être aussi spirituellement dévastatrice — ou, au contraire, vécue comme un «signe des temps» : l’occasion d’une véritable metanoïa et d’un “retour à l’Essentiel”. Il est urgent, soulignent-ils, d’ouvrir la voie à une «resacralisation de la nature», à une «écologie spirituelle» — et de renouer avec une «spiritualité du Vivant».
Parrainé par Frédérick Tristan, ce premier numéro de Symbole revue-livre ne se limite pas à ce dossier de référence. Il propose aussi une série d’études particulièrement substantielles, inspirées de la grande Tradition — et la redécouverte de deux auteurs majeurs : l’écrivain et historien Henry Montaigu (1936-1992), et René Alleau, spécialiste du symbolisme et de l’alchimie, qui publie ici, après un long silence, une magistrale étude inédite.


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Jan van Ruysbroeck : Le Miroir du Salut éternel


Maître spirituel incontesté, le Bienheureux Jan van Ruysbroeck (1293-1381) éclaire de son œuvre féconde la mystique médiévale. Se faisant écho en pays brabançon de la pensée de Maître Eckart, il donnera tour à tour à la Flandre les fondements de sa langue par la ciselure toute littéraire de ses écrits – et en particulier son chef-d’œuvre avec L’Ornement des noces spirituelles – mais aussi les fondements de sa mystique dont les surgeons susciteront avec Geert Grote ou Thomas a Kempis la grande réaction de la Devotio moderna. Une dernière et sublime efflorescence qui fut tout à la fois l’âge d’or des béguinages et le dernier éclat d’un Moyen Âge à l’agonie. Dominée comme celle du maître thuringien par une rédaction en langue vulgaire, son œuvre se partage entre une intense production théologique, toute «pratique» car marquée par la « Vie commune », et une prédication qui feront de cet homme «simple en esprit» une des lumières spirituelles de son temps, béatifié en 1908 par le pape Pie X. Ainsi, en ce dernier printemps de la foi, l’immense figure de l’ermite de Groenendal célèbre - comme avant lui saint Bernard – ces noces spirituelles de l’âme et de Dieu qui annonce – ou plutôt «incarne» en un mode subtil - celles tout aussi spirituelles et «chymiques», un siècle plus tard, de Christian Rosenkreutz. D’une Reformatio l’autre…

Jean Gouliard




Jan van Ruysbroeck (1293-1381)


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Pour une Gnose de l’Incarnation (I)

par Franck Viellart

Franck Viellart est né au ciel le 25 février 2003 : il était âgé de 39 ans. Après des études en Classes préparatoires Littéraires au Lycée Chaptal, il avait mené de front des études de Lettres modernes (une Maîtrise sur Délie de Maurice Scève (1985) ; un DEA sur l’Art poétique de Paul Claudel) et de philosophie (Licence) à l’Université de Paris X Nanterre (1986). Muni d’un CAPES de Lettres, il était parti, à l’automne 1988, enseigner comme coopérant à Istanbul : il y avait découvert avec fascination l’Islam et, plus avant, le soufisme, puis était rentré à Paris en 1990, où il devait enseigner en collège. Son activité principale, cependant, est alors poétique : il publie Prime Donne dès 1983, Tipheret (les corps glorieux) en 1989 et Malcouth (l’ange de l’abîme) en 1992, tous trois aux éditions Caractères dirigées par B. Durocher, tandis que Visage, source scellée sort en 1989 aux éditions Saint Germain des Prés. Quelques articles philosophiques paraissent parallèlement dans des revues, où il explore les possibilités d’une métaphysique entée sur l’expérience de la transcendance dans les monothéismes et dans la tradition orientale de l’Hindouisme : c’est la présentation de La structure absolue de R. Abellio dans le Dictionnaire philosophique des P.U.F. (Les Œuvres, 1990) ; c’est «Phénoménologie et pensée de la non-dualité» dans Philosophische Grundlagen der Interkulturalität (éds. R.A. Mall et D. Lohmar, Amsterdam, Rodopi, 1994) ; c’est, enfin, «Pour une gnose de l’Incarnation», issu des Actes du Colloque La gnose, une question philosophique. Pour une phénoménologie de l’invisible (octobre 1997, Univ. de Paris IV Sorbonne), édités aux éditions du Cerf* par N. Depraz et J.-F. Marquet. C’est ce dernier article qui est ici publié**.

Natalie Depraz




Franck Viellart (1964-2003)


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Le symbolisme du Christ en Gloire

par Élie Lebasquais

Il existe, dans l’art médiéval, une représentation du Christ de la plus haute importance au point de vue dogmatique et initiatique. Les archéologues français, qui l’appellent «Christ en Gloire» ou «en Majesté» ont émis à son endroit des avis divers, alors qu'une saine compréhension des doctrines traditionnelles leur en aurait apporté une explication complète et satisfaisante. L'élément le plus curieux et le plus mystérieux de cette figuration du «Christ en Majesté» nous paraît être l’auréole, le plus souvent elliptique ou amygdaloïde, quelquefois circulaire, qui l’entoure complètement. Sa forme amygdaloïde l’a d’ailleurs fait nommer par les archéologues italiens une «mandorla», une amande.
Ce texte a été publié dans la revue Le Voile d’Isis n° 184, avril 1935. Les inter-titres sont de la rédaction de Symbole.


"L’amande est le Christ ; l’écorce de l'amande. Autour de la chair est la douleur de la croix."


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Jacques-Marie Bouvier, le “sage” de la librairie du Graal

par Christophe Beaujour


À deux pas des Jardins du Palais Royal, à Paris, Jacques-Marie Bouvier tient depuis plus de trente ans la librairie du Graal, dédiée à tous les courants de la pensée traditionnelle, ésotérique et symbolique, et à toutes les grandes traditions spirituelles — christianisme, islam, kabbale, hindouisme, bouddhisme, taoïsme… Ce sexagénaire érudit et discret est le dernier de la capitale à proposer sur ce “créneau” aussi bien des livres neufs et d’occasion que des ouvrages anciens, recherchés par les bibliophiles. Rencontre avec un homme de métier, qui a voué sa vie à l’univers du “livre traditionnel”.


Jacques-Marie Bouvier : "Certains livres peuvent constituer de véritables rencontres".


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Dante Fidèle d'Amour

par Robert Estienne

S’il est toujours souhaitable de se réjouir de la parution d’un ouvrage sur le divin Florentin, gageons qu’en la circonstance l’amateur ne sera pas déçu ! Il s’agit ici, en effet, d’une “perle rare” qui connaît, grâce à un jeune éditeur courageux, sa première réédition depuis… 1856. Devenue depuis plus d’un siècle quasi introuvable, cette Clef de la comédie anti-catholique de Dante Aligjheri d’Eugène Aroux, méritait assurément d’être tirée de l’oubli poussiéreux des respectables bibliothèques, tant son propos mérite qu’on s’y arrête quelque peu. Tenue en haute estime par René Guénon (qui s’y réfère à de nombreuses reprises dans son Ésotérisme de Dante), citée par Sédir et pillée sans vergogne par Péladan, cette Clef — toute de symbolique argotique — ouvre décidément bien des portes…



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Les mystères christiques de Jean Canteins

par Arnaud Rouvières

Mystères et symboles christiques (1) avait été publié en 1996 aux éditions du Rocher et était devenu introuvable. Sa réédition chez Archè, fin 2006, doit être justement saluée comme un événement, non seulement par tous ceux qui s’intéressent à la symbolique et à l’iconographie chrétiennes, mais aussi, bien au-delà de toute perspective strictement “confessionnelle”, par tous ceux qui sont engagés dans un cheminement spirituel — et conscients que le langage symbolique est le langage métaphysique, c’est-à-dire universel, par excellence.



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Lettre à Paul Barba-Negra

par Olivier Gissey


À propos de la série "Architecture et Géographie sacrée"



Paul Barba-Negra


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