lundi 3 septembre 2007
Les Carnets de Jean Biès (I)
Par CEAPT Symbole copyright, lundi 3 septembre 2007 à 16:46 - Carnets de Jean Biès
Nous commençons ici la publication des Carnets, extraits du Journal de Jean Biès — qu’il tient depuis plus de quarante ans et qui est, à ce jour, encore inédit. C’est pour nous tout à la fois un honneur — et un précieux témoignage de confiance et d’amitié — que nous fait l’auteur de Petit dictionnaire d’impertinences spirituelles (Entrelacs, 2006). Écrivain, poète, métaphysicien, Jean Biès consacra naguère un livre à la philosophie présocratique et à Empédocle d’Agrigente (Éditions Traditionnelles, 1969), et sa thèse de doctorat aux relations entre la littérature française et la pensée hindoue (C. Klincksieck, 1973/1992). Chez ce “classique” pétri de culture gréco-latine, lecteur de Guénon et d’Al Hallaj — chrétien d’Orient qui doit beaucoup au soufisme et au Védânta —, on ne trouvera pourtant pas trace de littérature grise. Jean Biès s’est intéressé, bien avant la mode, à l’éveil spirituel (Passeport pour des temps nouveaux, Dervy, 1982) ; Retour à l’Essentiel, rééd. L’Age d’Homme, 2004), au Mont Athos (Athos. La montagne transfigurée, rééd. Les Deux Océans, 1997), à l’Inde (Les chemins de la ferveur, Terre du Ciel, 1995), à l’art sacré ou à l’alchimie (Art, Gnose et Alchimie, Le Courrier du Livre, 1987 ; Les Alchimistes, éd. Philippe Lebaud, 1999), et il faut le lire pour ce qu’il est : un anarque épris d’écologie sacrée (Sagesses de la Terre, Les Deux Océans, 1996), un poète, un amoureux de la nature, un scruteur d’étoiles, attentif à l’âme du monde et aux sources vives, un butineur de haute sagesse (Voies de Sages ; Les grands initiés du XXe siècle, éd. Philippe Lebaud, 1996 et 1998), dont l’œuvre aura lancé un pont entre la littérature et la métaphysique. On retrouvera désormais chaque mois, dans la lettre électronique de Symbole, cette rubrique de Jean Biès. Nous espérons que ces Carnets seront aussi l’occasion, pour beaucoup, de découvrir une œuvre aussi riche que cristalline. Certes, celle-ci campe sur des hauteurs que seuls peuvent atteindre des lecteurs en quête, comme Jean Biès, de «l’essentiel». Mais pour ceux que l’ascension ne rebute pas, la rencontre est décisive…

Jean Biès.
