La première catégorie comprend les rituels collectifs sur lesquels s’effectue le passage de l’adolescence à l’âge adulte, et qui sont obligatoires pour tous les membres de la communauté. La littérature ethnologique désigne ces cérémonies par les termes «rites de puberté», «initiation tribale» ou «initiation de classe d’âge».
Les autres initiations se distinguent de celles de puberté en ce qu’elles ne sont pas obligatoires pour tous les membres de la communauté et que la plupart se pratiquent individuellement ou par groupes assez restreints.
La deuxième catégorie d’initiations comprend toutes les espèces de rites d’entrée dans une société secrète, dans un Bund comme disent les Allemands, ou dans une confrérie. Ces confréries secrètes sont réservées à un seul sexe et sont très jalouses de leurs secrets respectifs. Bien que la majorité des confréries secrètes soient masculines, il existe également des Weiberbünde, des confréries féminines. Mais dans le monde méditerranéen et du Proche-Orient antique, les deux sexes avaient accès aux Mystères, et quoique leur type soit un peu différent, on peut classer les Mystères grec-orientaux dans la catégorie des confréries secrètes.
Enfin, le troisième type d'initiation caractérise la vocation mystique, c'est-à-dire, au niveau des religions primitives, la vocation de l'homme médecin ou du chamane. L'un des aspects spécifiques de ce troisième type d'initiation consiste dans l'importance considérable apportée à l'expérience religieuse personnelle. Précisons que les initiations des sociétés secrètes et les initiations de type chamanique sont en réalité assez proches les unes des autres. Ce qui contribue surtout à les distinguer, c'est l'élément extatique, très important dans les initiations chamaniques.
Ajoutons aussi qu'entre toutes les catégories d'initiations il existe une sorte de solidarité structurelle qui fait que, vues d'une certaine perspective, toutes les initiations se ressemblent. En effet, toute initiation comporte, d'une part, des épreuves rituelles interprétées comme la «mort» et la «résurrection» — ou la «re-naissance» — du néophyte ; et d'autre part, un enseignement secret, ésotérique, qui accompagne et explicite ce passage à une nouvelle modalité d'existence. Le problème se complique dès qu'on touche aux traditions ésotériques, donc à l'initiation dans le christianisme primitif. En effet, le problème de l'ésotérisme et partant de l'initiation allait provoquer d'innombrables controverses, et d'abord pendant la crise déclenchée par le gnosticisme, surtout celle du IIe siècle de notre ère. Devant les prétentions extravagantes de certains auteurs gnostiques. Je souligne : certains auteurs gnostiques, les Pères de l'Église, suivis par la suite par la majorité des historiens anciens et modernes, ont nié l'existence d'un enseignement ésotérique pratiqué par Jésus et continué par ses disciples. Cette opinion est contredite par les faits.
L'ésotérisme, autrement dit la transmission initiatique des doctrines et des pratiques réservées à un nombre restreint d'adeptes, est attesté dans toutes les grandes religions à l'époque hellénistique et aux alentours de l'ère chrétienne. À des degrés variés, on trouve le scénario initiatique (c'est-à-dire enseignement et rites secrets, ségrégation des fidèles, serment du silence, ainsi de suite), dans le judaïsme normatif et dans les sectes judaïques, chez les Esséniens, chez les Samaritains et les Pharisiens. La pratique d'un certain enseignement ésotérique est également mentionnée dans l'évangile de Marc.


"En se réclamant d'une tradition apostolique orale et secrète, certains gnostiques pouvaient introduire dans le christianisme des doctrines et des pratiques radicalement opposées à l’éthos de l'Évangile. Ce n'était pas l'ésotérisme et la gnose en tant que tels qui se révélaient dangereux, mais les hérésies qui s'infiltraient sous le couvert du «secret initiatique»".


Transmission apostolique orale et secrète

Dès les commencements de l'Église on distingue, à l'intérieur de la communauté, trois degrés : les «commençants», les «progressants » et les « parfaits » ce qui présuppose l'apprentissage initiatique. Selon Origène, «les évangélistes ont gardé cachée l'explication que Jésus donnait à la plupart des paraboles». Encore plus explicite est Clément d'Alexandrie. Il évoque ses maîtres qui, dit-il, ont conservé, «la vraie tradition des bienheureux enseignements, issus tout droit des saints Apôtres Pierre, Jacques, Jean et Paul, transmis de père en fils et qui sont parvenus jusqu'à nous, grâce à Dieu». Selon Clément, il s'agit d'enseignements réservés à un certain nombre de fidèles et qui transmis oralement, doivent rester secrets. Ces enseignements constituent la tradition gnostique. Dans un autre ouvrage. Clément précise, «A Jacques le Juste, à Jean et à Pierre, le Seigneur, après sa résurrection, donna la Gnose. Ceux-ci la donnèrent aux autres apôtres. Les autres apôtres la donnèrent aux soixante-dix, dont l'un était Barnabé.»
II est impossible de préciser le critère qui guidait la sélection des disciples dignes d'êtres initiés dans la Gnose et, surtout, les circonstances et les étapes de l'initiation. Une certaine instruction du type ésotérique était graduellement donnée à tous les fidèles. Elle portait sur le symbolisme du baptême, de l'Eucharistie et de la Croix, sur les Archanges et sur l'interprétation de l'Apocalypse. En ce qui concerne le secret révélé aux «Parfaits» et à ceux en train de le devenir, ils se référaient probablement aux mystères de la descente et de l'ascension du Christ à travers les Sept Planètes, c'est-à-dire les sept cieux habités par les anges, et à l'eschatologie individuelle, c'est-à-dire à l'itinéraire mystique de l'âme après la mort. Or, cet itinéraire mystique est rattaché par le pseudo Denys (l'Aréopagite) à la tradition orale des Apôtres. Après avoir cité et discuté ces Sources dans son étude, Les Traditions secrètes des Apôtres, le cardinal Jean Daniélou conclut : «Ainsi nous apparaît l'existence d'une succession de maîtres gnostiques ou maîtres spirituels, distincts de la succession des évêques, qui transmettent la foi des Apôtres, mais qui continuent la tradition charismatique des temps apostoliques et des Apôtres.»
Cependant les traditions ésotériques des Apôtres prolongent un ésotérisme juif concernant les mystères de l'ascension de l'âme et les secrets du monde céleste. Ces doctrines se retrouvent également chez les Mandéens. Qui plus est, elles sont analogues à certaines conceptions eschatologiques égyptiennes et iraniennes. À côté d'autres idées et croyances, différentes de celles partagées par le judaïsme et le christianisme, on les rencontre chez nombre d'auteurs gnostiques, païens ou hétéro-chrétiens. On comprend pourquoi, à partir d'un certain moment, la gnose et l'ésotérisme sont devenus suspects aux yeux de la hiérarchie ecclésiastique. En se réclamant d'une tradition apostolique orale et secrète, certains gnostiques pouvaient introduire dans le christianisme des doctrines et des pratiques radicalement opposées à l’éthos de l'Évangile. Ce n'était pas l'ésotérisme et la gnose en tant que tels qui se révélaient dangereux, mais les hérésies qui s'infiltraient sous le couvert du «secret initiatique».
Certes, aussi longtemps que le canon et les dogmes n'étaient pas fixés, il pouvait paraître abusif de qualifier d'hérétiques certaines interprétations audacieuses de l'enseignement du Christ, mais dans nombre de cas, «l'hérésie», c'est-à-dire la fausse interprétation du message évangélique était évidente. Par exemple, lorsqu'on rejetait la validité de l'Ancien Testament et considérait Dieu le Père comme un démiurge malveillant et même stupide. De même, lorsqu'on condamnait le monde et dénigrait la vie en tant que créations accidentelles ou démoniaques, ou lorsqu'on niait l'Incarnation, la mort et la résurrection du Fils.
Je m'arrête ici dans l'histoire des rapports entre l'Église naissante et même l'Église triomphante, et les gnoses et les systèmes initiatiques du monde antique, para chrétiens ou marginaux et chrétiens.


"Le désir de déchiffrer des scénarios initiatiques dans la littérature et dans l'art (peinture, cinéma), dénote non seulement une revalorisation de l'initiation en tant que processus de régénération et transformation spirituelles, mais aussi une certaine nostalgie pour une expérience équivalente".


Les scénarios intiatiques de la littérature

Je vous rappelle seulement que certaines traditions ont survécu plus ou moins camouflées ou dégradées à travers l'ère des invasions barbares et à travers le Moyen Age jusqu'à la Renaissance. J'ai discuté ce problème dans un chapitre de mon petit livre sur les initiations, qui a été réimprimé sous le titre Rites et symboles initiatiques. Dans le chapitre final, je faisais allusion à cette survivance plus ou moins camouflée des rites, des mythes, des gnoses initiatiques.
Par exemple, les confréries, les chevaleries, les cérémonies des métiers, les corporations, l'alchimie, les Templiers et surtout la littérature élaborée à partir du XIIe siècle autour de ce mythe central de la Quête du Graal, par excellence une quête initiatique, ensuite les «Fidèles d'amour», que notre cher Henry Corbin avait redécouvert et comparait toujours avec la chevalerie spirituelle iranienne, et plus tard les organisations de sociétés secrètes obscures pendant l'AufkIärung et le Romantisme. C'est à partir du monde moderne désacralisé, qu'on voit la disparition de ces traditions, et en même temps une certaine nostalgie, un désir de les faire revivre.
C'est d'autant plus intéressant que les symboles et les secrets initiatiques survivent au niveau de l'activité imaginaire, surtout dans la littérature et dans les rêves et les fantaisies de nos contemporains. Déjà Gérard de Nerval en écrivant son roman Aurélia, se rendait compte de la signification initiatique de son expérience. Je cite «Du moment que je me fus assuré de ce point que j'étais soumis aux efforts de l'initiation sacrée, une force invincible entra dans mon esprit. Je me jugeais un héros vivant sous le regard des Dieux.» Le thème de la descente d'Orphée aux enfers domine toute l'œuvre de Nerval. Or, le descensus ad infernos constitue l'épreuve initiatique par excellence. Certes Nerval avait lu quantité de livres occultistes. Mais il est difficile de croire qu'un poète de son envergure ait choisi le thème initiatique parce qu'il avait lu des livres sur ce sujet, Aurélia est en partie une œuvre autobiographique. Et il est significatif que Nerval ait senti la nécessité de formuler et de valoriser ses expériences réelles ou imaginaires dans un langage initiatique.
D'ailleurs, les critiques ont retrouvé des thèmes initiatiques chez des auteurs qui ignoraient la littérature occultiste. C'est le cas, par exemple, de Jules Verne, dont certains livres, en premier lieu Le Voyage au Centre de la Terre, l'Ile mystérieuse, le Château des Carpathes, ont été interprétés comme des romans initiatiques, surtout dans l'excellent livre de Simone Vierne. Et l’on n'a qu'à lire l'étude de Léon Cellier sur Le roman initiatique en France au temps du Romantisme, pour se rendre compte de la contribution que la critique littéraire est susceptible d'apporter à la recherche.
Ce sont surtout les critiques américains qui vont très loin dans cette direction, on pourrait même dire qu'un grand nombre des critiques interprètent les œuvres littéraires dans une perspective empruntée à celle des historiens de la religion ; des termes comme mythe, rituel, initiation, héros, mort rituelle, régénération, nouvelle naissance, etc., font partie maintenant de la terminologie fondamentale d'une exégèse littéraire ; le nombre de livres et études analysant les scénarios initiatiques camouflés dans les poèmes, les nouvelles et les romans, est considérable. On a reconnu de tels scénarios non seulement dans Moby Dick, mais Walden de Thoreau, dans les romans de Cooper et ceux d’Henry James, dans Huckleoerry Finn de Mark Twain, dans The Bear de Faulkner. Et dans un livre récent Radical Innocence (1963), l'auteur, Ihab Hassan, consacre tout un chapitre à la «Dialectique de l'Initiation», en l'illustrant avec les écrits de Sherwood Anderson, Scott Fitzgerald, Wolfe et Faulkner.
Comme nous venons de le dire, la structure initiatique d'Aurélia, déchiffrée par Richer, peut indiquer que Gérard de Nerval avait traversé une crise, de profondeur comparable à un rite de passage. Le cas de Nerval n'est pas exceptionnel. J'ignore si la jeunesse de Goethe, par exemple, a été analysée dans une perspective similaire. Mais dans Dichtung und Wahrheit le vieux Goethe décrit les expériences tumultueuses de sa période Sturm und Drang en termes qui nous rappellent le type «chamanique» d'initiation. Goethe y parle de l'instabilité, de l'excentricité et de l'irresponsabilité de ces années. Il admet qu'il avait gaspillé son temps aussi bien que ses dons, que sa vie était devenue sans but et sans signification. Il vivait un «état chaotique», il était «démembré et coupé en morceaux» (in solcher vielfachen Zerstreuung, ja Zerstuckelung meines Wesens).
Or, l'«état chaotique» (l'instabilité psycho-mentale), aussi bien que l'expérience extatique du morcellement du corps, sont les traits caractéristiques des initiations chamaniques. Et, à l'image du futur chaman qui, à travers son initiation, parvient à réintégrer une personnalité plus forte et plus créatrice, on peut dire que, après la période de Sturm und Drang, Goethe conquit sa maturité spirituelle et devint maître de sa vie et de sa créativité.
Des recherches semblables sont également significatives pour la connaissance de l'homme moderne. Le désir de déchiffrer des scénarios initiatiques dans la littérature et dans l'art (peinture, cinéma), dénote non seulement une revalorisation de l'initiation en tant que processus de régénération et transformation spirituelles, mais aussi une certaine nostalgie pour une expérience équivalente.
Au niveau de l'inconscient, il est significatif qu'on étudie aujourd'hui les survivances des scénarios initiatiques ou non avec un intérêt difficile à concevoir il y a cinquante ou soixante ans. Freud nous a appris que certaines tendances et décisions existentielles ne sont pas conscientes. Par conséquent, la forte attraction envers les œuvres littéraires et artistiques à structure initiatique est révélatrice.
Le marxisme et la psychanalyse nous ont montré l'efficacité de la démystification lorsqu'on veut saisir le vrai sens — ou le sens premier— d'un comportement, d'une action ou d'une création culturelle. Dans notre cas, il nous fait entreprendre une démystification à rebours ; autrement dit, il nous fait «démystifier» les univers et les langages apparemment profanes de la littérature, de la peinture, du cinéma, et montrer tout ce qu'ils comportent de «sacré» — évidemment, d'un «sacré» ignoré, camouflé ou dégradé. Certes, dans un monde désacralisé comme le nôtre, le «sacré» est surtout présent et actif dans les univers imaginaires. Mais on commence à se rendre compte que les expériences imaginaires sont constitutives de l'être humain au même titre que ses expériences diurnes. Dans ce cas, la nostalgie pour les épreuves et les scénarios initiatiques, nostalgie déchiffrée dans tant d'œuvres littéraires et plastiques, révèle le désir de l'homme moderne d'un renouvellement définitif et total, d'une «rénovation» qui puisse transmuer l'existence.


"Nous connaissons pratiquement tous les textes sacrés de toutes les religions, nous les avons tous à notre portée. C'est une situation qui n'a pas de précédent dans l'histoire des hommes".


Une situation sans précédent dans l’Histoire

Ces choses ont été d'ailleurs observées depuis au moins deux générations. Le grand psychologue qu'était Jung a identifié la structure initiatique de ce qu'il appelle le processus de l'«individuation», à une sorte d'imitation, au niveau de l'inconscient, du scénario initiatique. Ce qui revient à dire qu'un certain processus inconscient poursuit la réalisation du plus haut objectif connu par le conscient. Mais il y a d'autres signes qui me semblent encore plus importants pour le syndrome moderne. D'une part, l'intérêt des universitaires, intérêt purement scientifique, objectif, pour les traditions ésotériques secrètes, c'est-à-dire initiatiques. Rappelez-vous les travaux sur la Kabbale de Scholem, sur les traditions ismaéliennes d’Henry Corbin, sur l'Hermétisme de Frances Yates pour ne citer que quelques-uns. L'intérêt des universitaires pour l'ésotérisme et les initiations a été aussi incité et encouragé par la découverte récente des textes gnostiques secrets de Nag Hamadi, en Egypte, et des textes esséniens de Qumran. Ces textes secrets, qui se transmettaient exclusivement aux initiés, sont maintenant étudiés, publiés, traduits, et parfois, comme en Amérique, diffusés en des dizaines ou des centaines de milliers d'exemplaires.
Dans la perspective de l'histoire des religions, on peut expliquer ce fait de plusieurs manières. Primo, on se trouve à la fin d'un cycle : rien n'a d'importance. Deuxièmement, tous ces textes secrets peuvent être diffusés puisqu'il n'existe pas le risque d'être compris ; donc ils ne risquent pas d'être mal interprétés. Mais il y a une troisième possibilité ; je me demande si la publication et la traduction des textes secrets ne fait pas partie d'un syndrome spécifique de notre époque, qui ne connaît qu'un seul moyen important de transmission, celui du livre, de l'imprimé.
En effet, et ceci est entièrement nouveau : nous sommes désormais condamnés à la culture. Je veux dire que les traditions orales sur quoi se sont construites jusqu'ici les civilisations archaïques ont disparu ou presque, de même que les traditions occultes, de sorte que nous ne pouvons plus acquérir qu'une initiation livresque.
Nous sommes un peu comme des lettrés du monde hellénistique touchant à sa fin. On sait, par exemple, que les grands traités du Corpus Hermeticum (rédigés entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IIe siècle après J.-C.) étaient réputés contenir le secret de la gnose suprême, une science ésotérique assurant le salut. Le simple fait de lire, de méditer et de comprendre ces textes équivalait à une «initiation».
Ce nouveau type «d'initiation», individuelle et purement spirituelle, rendue possible par la lecture attentive et la méditation d'un texte ésotérique, s'est développé à l'époque impériale et, surtout, après le triomphe du christianisme. C'était la conséquence, d'une part, du prestige considérable dont jouissaient les «livres saints» réputés d'origine divine, et, d'autre part, après le Ve siècle de notre ère, de la disparition des Mystères et de l'éclipse d'autres organisations secrètes.
Dans la perspective de ce nouveau modèle d'initiation, la transmission des doctrines ésotériques n'implique plus une «chaîne initiatique». Le texte sacré peut être oublié pendant des siècles, il suffit qu'il soit redécouvert par un lecteur compétent pour que son message redevienne intelligible et actuel. C'est ce qui s'est passé avec le Corpus Hermeticum, redécouvert et traduit en latin au xve siècle, par Marsile Ficin. Mais le phénomène est plus étendu et plus profond aujourd'hui. Nous connaissons pratiquement tous les textes sacrés de toutes les religions, nous les avons tous à notre portée. C'est une situation qui n'a pas de précédent dans l'histoire des hommes.

M.E.



Ce texte a été publié dans la revue Villard de Honnecourt (numéro 1. Deuxième série) à la suite de la conférence donnée à Paris le 29 septembre 1979 par le célèbre historien des religions d’origine roumaine alors professeur à l’Université de Chicago. Nos lecteurs pourront par ailleurs lire avec profit le dossier du mois de décembre 2007 que nous lui avions consacré.