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dimanche 3 février 2008

Les contes, ces oracles !

Par Nicolas Givry

Faire de sa vie un conte de fée, c'est ce que propose Le jeu de la voie des contes. Un jeu on ne peut plus sérieux puisqu'il nous mène à la connaissance de soi, à trouver la clef de passage qui nous transforme en des héros de notre propre vie. Ce jeu d'oracles, cette méthode pour “ressentir l'écho de ce que les contes éveillent en nous” est pour Jean-Pascal Debailleul l'aboutissement de vingt ans de compagnonnage avec des histoires que les autres abandonnent aux enfants.



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mercredi 12 décembre 2007

Joie du ciel

par Philippe Barthelet

Pour sauver ce qui peut l’être de notre sensibilité au Beau et au Vrai, Simone Weil proposait d’«inonder le public d’œuvres médiévales authentiquement belles» : on lui passera comme une insistance nécessaire ce double pléonasme, et on rappellera cette évidence, et à quel point elle est urgente – à condition toutefois de ne pas faire du moyen-âge ce qu’en font les professeurs et autres superstitieux de la chronologie : une époque déterminée et révolue, aux vestiges sous bonne garde muséale.



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mardi 23 octobre 2007

Un Voyage (vers l’Orient) avec Montaigne

par Luc-Olivier d’Algange*

Dans Le Bénarès-Kyôto, qui vient de paraître aux éditions du Rocher, dans la collection “La fantaisie du voyageur” (dirigée par Christian Giudicelli), Olivier Germain-Thomas conjugue deux vertus, en apparence contradictoires : la lenteur à laquelle, à maints égards, l’Orient est une initiation et la vitesse, ou mieux vaudrait dire, la promptitude de l’expression. Le Bénarès-Kyôto révèle que la voie poursuivie est bien une voie de purification (étrangère, s’il est nécessaire de préciser, à tout puritanisme). Car voyager, c’est aller à contre-courant de l’usure et du déclin, vers l’origine, vers l’Orient, vers l’aube levante.


Olivier Germain-Thomas.


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A propos du livre de Dan Jaffé : Le Talmud et les origines juives du Christianisme

par Jean-Michel Latour

Le livre de Dan Jaffé traduit l’ambiguïté et la complexité du regard juif sur Jésus, qui peut très bien s’enraciner dans une difficulté à porter un regard sur soi-même : c’est en tout cas ce que l’auteur nous laisse pressentir par endroits. On ne peut s’empêcher de penser que c’est cela même qui devrait rapprocher Juifs et Chrétiens — car il apparaît de plus en plus clairement que ce “noyau originel” judéo-chrétien doit être regardé comme porteur d’une espérance commune.


Jésus devant le Sanhédrin. Fresque de Giotto (Padoue, 1304-1306).


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lundi 22 octobre 2007

Jules Roy : L’Homme à la licorne

par Philippe Barthelet

Jules Roy, «le vieux guerrier» comme l’appelait en souriant Ernst Jünger, à qui jusqu’à la fin il ne cessa de vouer une admiration jalouse, aurait eu cent ans cet automne. Sa veuve, Tatiana, poète elle-même, publie ce qui fut le «jardin secret» de cet homme tout d’éclats et d’outrance, tel, du moins, qu’il se plaisait à ce qu’on le décrivît : ce sont des poèmes, L’Homme à la licorne, qui répondent à soixante-cinq ans de distance à son premier livre, Trois Prières pour des pilotes (1).



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vendredi 28 septembre 2007

La maladie : un chemin d’initiation

par Frère Irénée*

Avec ce dernier ouvrage se demandant «Où conduit l’expérience de la maladie et de la guérison ?» s’achève la trilogie que le P. Maxime Gimenez, moine bénédictin, a consacré à La Guérison spirituelle (1). Une œuvre très originale, pionnière par bien des aspects, qui tente de tracer un chemin vers la découverte du mystère de la Vie, mise au jour qui opère une véritable guérison de l’homme malade en même temps qu’une recomposition de l’anthropologie moderne occidentale.


Le P. Maxime Gimenez : "La Vie s’éveille à la conscience d’elle-même" (D.R.).


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jeudi 27 septembre 2007

Philosophies de “l’invisible nature”

par Roland Edighoffer*

L’ouvrage de Jean-François Marquet, Philosophies du secret. Études sur la gnose et la mystique chrétiennes (XVle-XIXe siècle) (1) rassemble une série d’études sur Paracelse, Sébastien Franck, Guillaume Postel, Valentin Weigel, Gerhard Dom, Jacob Boehme, Jeanne Guyon, Louis-Claude de Saint-Martin et bien d’autres adeptes de l’ésotérisme. Roland Edighoffer, professeur émérite à la Sorbonne, spécialiste de l’hermétisme et du rosicrucianisme, l’a lu pour Symbole.



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En quête de l’ésotérisme chrétien

par Matthieu Houx

Au moment où paraît la volumineuse étude du père Rousse-Lacordaire sur l’ésotérisme chrétien (1), il est bon de signaler l’ouvrage d’André Vandamme, paru il y a peu sur le même sujet — trop peu fréquenté —, Les trésors cachés de l’Évangile selon Matthieu – Pour une réhabilitation de l’ésotérisme chrétien (2). Ce livre est composé d’un avant-propos d’ordre général et du texte de l’Évangile selon Saint Matthieu commenté verset par verset.


Saint Augustin (Gravure du XVe siècle).


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mercredi 5 septembre 2007

La perspective ésotérique au prisme de la doctrine catholique

par David Bisson

L’ouvrage du dominicain Jérôme Rousse-Lacordaire, Ésotérisme et christianisme, se présente comme une vaste étude historique sur le déploiement de l’ésotérisme dans le contexte du christianisme et une analyse acérée de la critique catholique de l’ésotérisme. L’étude met en lumière des liens, apparemment ténus, entre deux formes de “pensée”, dont l’une est née dans le sein de l’autre, et que tout semblerait aujourd’hui opposer. Mais J. Rousse-Lacordaire démontre, au contraire, que le fossé entre l’institution catholique et le cheminement ésotérique n’est nullement infranchissable à partir du moment où les critères de l’évaluation sont clairement énoncés et définis…



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De Solesmes à l’advaïta : l’itinéraire d’Henri Le Saux

par Jean Tilly

Figure de feu que celle de Dom Henri Le Saux, un moine bénédictin de la très orthodoxe congrégation de Solesmes, qui sentit l’appel à évangéliser l’Inde et, après sa rencontre avec Ramana Maharshi, puis Shri Gnanananda, plongea dans l’expérience de l’advaïta — la “non dualité”. Un livre retrace son itinéraire.


Le Père Henri Le Saux-Swami Abhishiktananda.


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