Dossiers Symbole

symbole rene guenonmanifeste association symbolerevue frederick tristanesoterisme chretienassociation symbole

samedi 9 février 2008

Sommaire Symbole 14 - février 2008


Esotérisme, gnose et initiation

Initiation et monde moderne, par Mircea Eliade
L’ésotérisme chrétien, par le Père Jérôme Rousse-Lacordaire
Jean Borella : questions de Gnose, par Louis-Marie Oresve
*
Évocation - Hommage à Henry Corbin, par Luc-Olivier d’Algange
*
Symboles - Symbole et sacré par Roland Edighoffer
*
Jeu - Les contes, ces oracles !, par Nicolas Givry
*
Film - L’île par Majriti
*
Livres - Lectures par Philippe Barthelet (I)
*
Chronique - Les Carnets de Jean Biès (V)

Lire la suite

Initiation et monde moderne

Par Mircea Eliade

L’histoire des religions comprend généralement par initiation un ensemble de rites et d’enseignements oraux au moyen desquels on obtient une modification radicale du statut religieux et social du sujet à initier. Philosophiquement parlant, l’initiation équivaut à une mutation ontologique du régime existentiel. A la fin de ses épreuves, le néophyte jouit de toute autre existence qu’avant l’initiation, il est devenu un autre. Je vous rappelle qu’on distingue trois grandes catégories ou types d’initiation.


"Entre toutes les catégories d'initiations il existe une sorte de solidarité structurelle qui fait que, vues d'une certaine perspective, toutes les initiations se ressemblent. En effet, toute initiation comporte, d'une part, des épreuves rituelles interprétées comme la «mort» et la «résurrection» — ou la «re-naissance» — du néophyte ; et d'autre part, un enseignement secret, ésotérique, qui accompagne et explicite ce passage à une nouvelle modalité d'existence".


Lire la suite

vendredi 8 février 2008

Ésotérisme chrétien ou christianisme ésotérique ?

Par Jérôme Rousse-Lacordaire (O.P.)

Le Père dominicain Jérôme Rousse-Lacordaire, directeur de la Bibliothèque du Saulchoir à Paris, est théologien, historien des religions et spécialement de l’ésotérisme depuis la Renaissance. Il vient de publier L’Ésotérisme chrétien. Sur ce thème, il nous avait accordé un entretien et le 25 octobre dernier, SymbOle l’avait accueilli pour une conférence. Notre rédacteur en chef, Jean-Marie Beaume, l’avait alors présenté en ces termes : «Dans d’autres traditions (le judaïsme, l’islam…) l’ésotérisme, s’il peut soulever des débats, n’est pas nié en tant que tel. Il y a un enseignement «extérieur» et un autre, plus «intérieur», nécessairement «réservé»… Vous affirmez que l’ésotérisme peut être conçu comme la dimension la plus intérieure du christianisme et nous pouvons citer Frère Élie Lemoine, pour qui l’Esprit Saint est le «lieu métaphysique» du passage entre l’exotérisme et l’ésotérisme. L’ésotérisme pourrait donc être compris comme cette dimension et ce processus d’intériorisation croissante de la Parole de Dieu adressée à tous… Vous montrez dans votre livre comment et pourquoi il a subi un lent processus «d’expatriation» du sein même de l’Église, d‘oubli, de dénaturation aussi, au point qu’on le confond parfois encore aujourd’hui, de bonne ou de mauvaise foi, avec ses contrefaçons les plus grossières dont certaines, comme l’occultisme, relèvent proprement de la contre-initiation… Pourtant, il me semble, qu’on redécouvre cette troisième dimension, spirituelle, comme essentielle, non seulement à la compréhension de l’homme mais à l’homme lui-même puisque c’est l’éveil à cette dimension, précisément, qui conditionne son destin posthume.» Et Jean-Marie Beaume de conclure en citant ce passage de l’Évangile de Jean où Saint Pierre dialogue avec le Christ qui vient de l’instituer chef de l’Église, et, désignant le disciple que Jésus aimait interroge : «Et pour lui qu’en sera t-il ?» - «Si je veux que celui-ci demeure jusqu’à ce que je revienne, répond le Christ, que t’importe ?» O.G


"Si l’ésotérisme chrétien est bien la face intérieure de la tradition chrétienne, il ne constitue donc pas une appartenance séparée de l’appartenance proprement confessionnelle et religieuse : l’une et l’autre traduisent, certes différemment, une unique appartenance au Christ et à son Église".


Lire la suite

Jean Borella : questions sur la Gnose

Par Louis-Marie Oresve

Jean Borella, un des anciens directeurs de la revue Connaissance des religions, est agrégé de l'Université et docteur ès lettres. Il a enseigné la métaphysique et l'histoire de la philosophie ancienne et médiévale à l'université de Nancy-II jusqu'en 1995. Son dernier livre, Problèmes de gnose, vient d'être publié à L'Harmattan dans la collection «Théorisa» dirigée par Pierre-Marie Sigaud. Que penser de ses partis-pris ? Louis-Marie Oresve répond.


"Malheur à vous docteurs de la Loi, parce que vous avez ôté la clef de la gnose ; vous-mêmes n'êtes pas entrés et ceux qui entraient vous les avez chassés". (Luc XI, 52).


Lire la suite

dimanche 3 février 2008

Clavis hermeneutica : Hommage à Henry Corbin

Par Luc-Olivier d’Algange

Ce qui nous rassemble ici est un hommage au philosophe, et non seulement à l'éminent érudit et spécialiste qui sut, à la suite de Louis Massignon (lui-même écrivain et poète de grand style), approfondir et renouveler les études islamiques.


"À l'orée des signes, entre le jour et la nuit, sur la lisière impondérable, il n'est pas impossible que le secret de l'aube et le secret du crépuscule, le secret de l'Occident et le secret de l'Orient soient un seul un même secret."


Lire la suite

Le symbole et le sacré

Par Roland Edighoffer

Pour comparer valablement le symbole et le sacré, il convient évidemment de commencer par définir le plus précisément possible chacun de ces deux concepts. Si l’on s’en tient à la simple étymologie, on constate que le mot "symbole" provient du substantif grec sumbolon, dérivé du verbe sumballein qui signifie "jeter ensemble", alors que le terme "sacré", en latin sacer, est dérivé du verbe sancire qui signifie "rendre inviolable", c’est-à-dire séparer du reste du monde. Il existe donc apparemment une opposition entre ces deux domaines philologiques. Mais c’est précisément parce que le symbole exprime une réalité d’origine "non-humaine" qu’il est en mesure d’exprimer le "Tout autre" qu’implique l’expérience du sacré (1).


"Le monde est l’œuvre d’un Être surnaturel ; œuvre divine et, par conséquent, sacrée dans sa structure même. […] Cette histoire sacrée — la mythologie — est exemplaire." (Mircea Eliade).


Lire la suite

Les contes, ces oracles !

Par Nicolas Givry

Faire de sa vie un conte de fée, c'est ce que propose Le jeu de la voie des contes. Un jeu on ne peut plus sérieux puisqu'il nous mène à la connaissance de soi, à trouver la clef de passage qui nous transforme en des héros de notre propre vie. Ce jeu d'oracles, cette méthode pour “ressentir l'écho de ce que les contes éveillent en nous” est pour Jean-Pascal Debailleul l'aboutissement de vingt ans de compagnonnage avec des histoires que les autres abandonnent aux enfants.



Lire la suite

L’Île de la Rédemption

par Majriti

«Premier long-métrage hésychaste», œuvre liturgique, l’Île conte l’histoire du Père Anatoli, starets et fol en Christ, qui dans sa minuscule île-monastère de la Mer Blanche, vit écartelé entre ses remords et ses dons. Histoire d’un Salut à la lumière de la Prière du Cœur.


"L’Île laisse en nous une trace profonde. De neige et charbon, de feu et glace, d’eaux gelée et incendies, mais au-delà, de possession et de grâce, de martyre et de pardon."


Lire la suite

Lectures par Philippe Barthelet (I)


Philippe Barthelet nous livrera désormais à chaque édition de SymbOle ses «Lectures». Écrivain, métaphysicien, ce fin connaisseur des œuvres de la Tradition est l’auteur d’un Saint Bernard, de chroniques sur la langue dont le dernier recueil, Baraliptons, a été couronné prix de l’essai par l’Académie française. Il a dirigé par ailleurs les magistraux Dossiers H sur Ernst Jünger et Joseph de Maistre. Un troisième sur Gustave Thibon est en préparation. Ce mois-ci, Philippe Barthelet a lu Blaquerne de Raymond Lulle et Les Écrits alchimiques de Nicolas Flamel.



Lire la suite

Les Carnets de Jean Biès (V)


Voici la suite de la publication des Carnets, extraits du Journal de Jean Biès — qu’il tient depuis plus de quarante ans et qui est, à ce jour, encore inédit.


Jean Biès.


Lire la suite